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Vins de Bordeaux

Impossible de résumer les vins de Bordeaux à ses grandes étiquettes : 60 appellations, deux rives, du Merlot rond de Pomerol au Cabernet Sauvignon de Pauillac. La sélection Mundovin réunit autant d’artisans viticoles que de Grands Crus Classés...

Vins de Bordeaux

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Emilien 2022 | Château Le Puy

Emilien 2022 Château Le Puy | Bordeaux

La cuvée Emilien du Château Le Puy porte le prénom d’Émilien Amoreau (1656–1732), l’un des...

Prix 27,00 €
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Rose-Marie 2024 | Château Le Puy

Rose-Marie 2024 Château Le Puy | Bordeaux

La cuvée Rose-Marie du Château Le Puy porte le prénom de Rose-Marie Amoreau (1634–1702),...

Prix 36,67 €
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Marie-Cécile 2024 | Château Le Puy

Marie-Cécile 2024 Château Le Puy | Bordeaux

Comme l’ensemble des cuvées de ce domaine emblématique du vignoble de Bordeaux , Marie-Cécile...

Prix 40,00 €
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Magnum Emilien 2022 | Château Le Puy

Magnum Emilien 2022 Château Le Puy | Bordeaux

La cuvée Emilien du Château Le Puy porte le prénom d’Émilien Amoreau (1656–1732), l’un des...

Prix 60,83 €
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Barthélémy 2022 | Château Le Puy

Barthélémy 2022 Château Le Puy | Bordeaux

La cuvée Barthélémy du Château Le Puy porte le prénom de Barthélemy Amoreau (1844–1925),...

Prix 95,42 €
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Description longue

Impossible de résumer les vins de Bordeaux à ses grandes étiquettes : 60 appellations, deux rives, du Merlot rond de Pomerol au Cabernet Sauvignon de Pauillac. La sélection Mundovin réunit autant d’artisans viticoles que de Grands Crus Classés d'exception.

Ce qui fait la spécificité de Bordeaux

Il y a des vignobles qu'on parcourt en une journée, d'autres qui demandent une vie. Bordeaux appartient à la seconde catégorie. Sur quelques dizaines de kilomètres carrés cohabitent un climat constant, une géologie qui change à chaque coude de rivière, 60 appellations et un demi-millénaire de savoir-faire.

Le climat, d'abord, tient de la constante : océanique tempéré, avec des hivers doux, des printemps humides et des étés chauds sans excès. Un cycle végétatif long qui laisse aux raisins le temps de la complexité aromatique. Le sol, en revanche, change à chaque coude de rivière. Graves quaternaires sur les terrasses de la rive gauche, calcaire à astéries sur le plateau de Saint-Émilion, argiles bleues en pied de côte à Pomerol, sables anciens dans les Graves, molasses de l'Agenais en Côtes de Bourg. Chaque parcelle imprime sa signature dans le verre.

À cette mosaïque géologique répond un découpage en sous-régions aux identités marquées. La rive gauche (Médoc, Graves, Sauternais) privilégie le Cabernet Sauvignon et donne des rouges de structure, taillés pour la garde. La rive droite (Saint-Émilion, Pomerol, Fronsac, Castillon Côtes de Bordeaux, Côtes de Bourg) fait la part belle au Merlot et livre des rouges plus charnus, plus immédiatement séduisants. L'Entre-Deux-Mers, entre Garonne et Dordogne, s'illustre autant en blancs secs vifs qu'en rouges gourmands.

Ajoutons les classements (1855, Crus Bourgeois, Saint-Émilion, Graves) qui structurent la lecture d'un vignoble de plus de 60 appellations. Ils rassurent, hiérarchisent, énervent parfois. Ils ne racontent qu'une partie de l'histoire : celle des grandes étiquettes et des maisons prestigieuses. Le Bordeaux vivant, aujourd'hui, se joue autant dans les Côtes qu'à Pauillac.

La Sélection Mundovin des vins de Bordeaux

Chez Mundovin, l'aventure bordelaise commence sur la rive droite et dans les Côtes, là où travaillent les vignerons qui font bouger le vignoble aujourd'hui. Des vins de terroir, souvent des vins bio certifiés, parfois des vins biodynamiques qui poussent la démarche jusqu'à la vinification. Quelques grands crus historiques complètent l'offre, pour les amateurs de bouteilles de longue garde.

Château Le Puy, en Francs Côtes de Bordeaux, est l'ancrage de cette philosophie. La famille Amoreau y cultive ses terres depuis 1610, sans interruption, en biodynamie certifiée. Les vignes n’y ont jamais connu le moindre traitement phytosanitaire. Chaque cuvée porte le prénom d'un ancêtre : Emilien (le rouge emblématique), Barthélémy (la sélection parcellaire, en stock limité), Marie-Cécile et Rose-Marie. Leur signature : élevages sans concession, pureté de fruit et énergie tactile qu'on retrouve millésime après millésime. Disponible en bouteille, magnum et jéroboam 5L.

L'univers Mitjavile occupe une place à part. François Mitjavile, figure de la rive droite, signe avec le Saint-Émilion Grand Cru Tertre Roteboeuf un Bordeaux d'intensité soyeuse, tiré de vendanges très tardives et d'une extraction contenue. Son Château Roc de Cambes, en Côtes de Bourg, a montré qu'une appellation modeste pouvait donner des vins de grande garde. Le Domaine de Cambes, plus accessible, ouvre la porte à ce style velouté et profond.

Son fils Louis Mitjavile poursuit son œuvre à L'Aurage, en Castillon Côtes de Bordeaux, avec Le Pic du Versant (premier prix de la sélection, dès 18,50 €) et la cuvée L'Aurage, d'une tout autre concentration.

Le Château Martet, sur l'appellation encore confidentielle de Sainte-Foy Côtes de Bordeaux, propose des rouges (Les Hauts de Martet, Réserve de la Famille) et un blanc (Réserve de la Famille blanc) à des prix qui n'ont pas encore rattrapé le niveau des vins.

Le Clos Puy Arnaud, en Castillon Côtes de Bordeaux, cultivé en biodynamie certifiée sur les sols argilo-calcaires du plateau de Belvès, livre un rouge dense et profond, sans esbroufe.

Castel Vieilh La Salle, en Entre-Deux-Mers, pousse la démarche jusqu'au vin sans sulfites ajoutés. Son Rouge de notre Terre 2014, franc et gourmand, tient le pari d'une vinification qui ne masque rien.

Le Château Bel Air-Marquis d'Aligre (surnommé « BAMA » pour les connaisseurs), à Soussans, est emblématique de l’appellation Margaux et des bordeaux mûris longtemps en cave – parfois plus de 25 ans ! Sa verticale rarissime de 1995 à 2018 démontre tout l’art de Jean-Pierre Boyer.

Côté Grands Crus Classés, la sélection couvre le Château Haut-Bailly (Grand Cru Classé de Graves, 2004), le Domaine de Chevalier (Pessac-Léognan blanc 2005), le Château Canon La Gaffelière (1er Grand Cru Classé B de Saint-Émilion 2005), le Château Pape Clément (Pessac-Léognan blanc 2005), le Château Montrose (Saint-Estèphe Grand Cru Classé 2000), et quelques pièces rares : Château Haut Brion 2000 (rouge et blanc), Château Lafite-Rothschild 2000, Château Latour 2000 en magnum, Château Mouton Rothschild 2000 en magnum.

De 18,50 € à plus de 3 000 €, notre sélection tient la promesse de vins de sens, de style et d’émotion.

Les cépages qui font Bordeaux

Bordeaux est le royaume de l'assemblage. Là où la Bourgogne décline un cépage sur une multitude de terroirs, le Bordelais compose tout une palette. Trois cépages rouges structurent les vins rouges bordelais, deux blancs dominent, complétés de quelques autres variétés.

Le Merlot, largement majoritaire (environ 66 % de l'encépagement rouge), apporte rondeur, fruit et souplesse. Il excelle sur les sols argilo-calcaires de la rive droite, à Saint-Émilion, Pomerol ou Castillon Côtes de Bordeaux. Le Cabernet Sauvignon, pilier de la rive gauche, structure l'assemblage avec des tanins fermes, des arômes de cassis et de cèdre, et une aptitude remarquable au vieillissement : on lui doit une bonne partie des grands vins de garde bordelais. Il règne sur les graves profondes du Médoc, de Margaux à Pauillac. Le Cabernet Franc, troisième mousquetaire, apporte de la finesse, de la fraîcheur et des notes florales et végétales caractéristiques. Il prend parfois le premier rôle à Saint-Émilion et dans certaines cuvées de Castillon.

En complément, le Malbec (ou Côt) arrondit, le Petit Verdot renforce la couleur et ajoute de belles notes épicées : deux cépages minoritaires, mais loin d'être décoratifs.

En blanc, le Sauvignon Blanc mène le jeu avec sa vivacité et ses arômes d'agrumes. Le Sémillon, gras et doré, lui sert de contrepoint dans les grands blancs secs comme dans les liquoreux du Sauternais. La Muscadelle, plus discrète, apporte des touches florales et musquées à certains assemblages.

L'assemblage bordelais tient moins d'une recette que d'une lecture : celle du millésime et du terroir, parcelle par parcelle.

Les appellations de Bordeaux à connaître

Avec plus de 60 appellations, Bordeaux peut intimider. Voici les repères essentiels, organisés par sous-région.

Rive gauche : le Médoc et les Graves

  • Haut-Médoc et ses six appellations communales (Margaux, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, Moulis, Listrac) : rouges à dominante Cabernet Sauvignon, structurés et de longue garde.
  • Pessac-Léognan : rouges et blancs secs (parmi les plus grands blancs de Bordeaux), sur des sols de graves drainants.
  • Graves : vins plus accessibles, souvent d'un excellent rapport qualité-prix.

Rive droite : Saint-Émilion et ses satellites

  • Saint-Émilion Grand Cru : certains des vins les plus recherchés au monde, sur plateau calcaire et coteaux argilo-calcaires.
  • Pomerol : minuscule (moins de 800 hectares) et sans classement officiel, mais abrite des domaines mythiques.
  • Fronsac et Canon-Fronsac : Merlots charnus et parfumés à des prix encore raisonnables.

Les Côtes : le Bordeaux des connaisseurs

C'est ici que se joue une partie de la révolution bordelaise en cours. Vignerons exigeants, souvent certifiés bio ou en biodynamie, vins de terroir à des prix accessibles.

  • Castillon Côtes de Bordeaux : Domaine de L'Aurage, Clos Puy Arnaud
  • Côtes de Bourg : Château Roc de Cambes
  • Francs Côtes de Bordeaux : Château Le Puy
  • Blaye Côtes de Bordeaux
  • Sainte-Foy Côtes de Bordeaux : Château Martet

L'Entre-Deux-Mers

Entre Garonne et Dordogne. Blancs secs nerveux et aromatiques sous son nom, mais aussi rouges sous les appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur, parfois en biodynamie et sans sulfites ajoutés, comme chez Castel Vieilh La Salle.

Bordeaux ne se réduit pas à ses grandes étiquettes : une bonne partie de son renouveau se joue dans les Côtes et l'Entre-Deux-Mers.

Les Grands Crus de Bordeaux

Le système des Grands Crus bordelais est un édifice complexe, empilé par strates au fil des siècles. Le comprendre, c'est disposer d'une grille de lecture pour naviguer dans l'offre : savoir quand la suivre, savoir aussi quand la doubler.

Le classement de 1855

Établi pour l'Exposition universelle de Paris, il hiérarchise les domaines du Médoc en cinq niveaux (du Premier au Cinquième Cru Classé) et les Sauternes en deux. Une seule modification depuis sa création, en 1973 : l'élévation du Château Mouton Rothschild au rang de Premier Cru Classé.

Les cinq Premiers Crus, monuments du vin mondial :

  • Château Lafite-Rothschild (Pauillac)
  • Château Latour (Pauillac)
  • Château Mouton Rothschild (Pauillac)
  • Château Margaux (Margaux)
  • Château Haut Brion (Pessac-Léognan)

Le classement des Graves

Créé en 1953 et révisé en 1959, il distingue les Crus Classés en rouge, en blanc, ou dans les deux couleurs. Représentants emblématiques : Château Haut-Bailly (rouge uniquement), Domaine de Chevalier (rouge et blanc), Château Pape Clément.

Le classement de Saint-Émilion

Révisé environ tous les dix ans, il distingue trois niveaux :

  • Premiers Grands Crus Classés A : le sommet
  • Premiers Grands Crus Classés B : dont le Château Canon La Gaffelière
  • Grands Crus Classés

Parce qu'il est régulièrement remis en jeu, il entretient une émulation permanente entre les domaines. Il fait grincer, aussi.

Les grands non-classés

En marge de ces classements, plusieurs domaines non classés ont acquis une réputation égale, parfois supérieure, à certains crus classés :

  • François Mitjavile : les vins Tertre Roteboeuf, Saint-Émilion Grand Cru sans classement officiel, atteignent des prix comparables aux Premiers Grands Crus Classés.
  • Château Valandraud : figure du mouvement des « vins de garage », a suivi un chemin similaire avant d'intégrer le classement en 2012.

Les classements offrent un point de repère utile, sans jamais raconter toute l'histoire d'une bouteille. À Bordeaux comme ailleurs, la main du vigneron pèse dans le verre autant que le rang du domaine.

Des questions pour mieux comprendre les vins de Bordeaux

Quel style de Bordeaux pour quelle occasion ?

Un rouge souple pour un dîner en semaine ? Les cuvées des Côtes offrent le meilleur compromis entre caractère et prix. Le Pic du Versant 2022 du Domaine de L'Aurage (18,50 €) ou Les Hauts de Martet 2020 du Château Martet (19,50 €) se boivent sur leur jeunesse, sans cérémonie.

Un vin de caractère pour un repas entre amis ? L'Emilien 2022 du Château Le Puy (32,40 €) conjugue pureté de fruit et profondeur, dans le registre biodynamique très reconnaissable des Amoreau. Le Rouge de notre Terre 2014 de Castel Vieilh La Salle (20 €), vinifié sans sulfites, surprend par sa franchise.

Un grand vin pour une occasion spéciale ? Le Roc de Cambes de François Mitjavile (à partir de 99,60 €), tout en velours et en densité, tient tête à bien des crus classés. Le Barthélémy 2022 du Château Le Puy (114,50 €) offre une lecture plus minérale et concentrée du même terroir. Pour les amateurs de Margaux, la verticale du Château Bel Air-Marquis d'Aligre (à partir de 52 €) permet de suivre l'évolution d'un vin sur plus de vingt ans.

Un grand format pour marquer le coup ? La sélection propose des magnums (Emilien, Barthélémy, Pic du Versant, L'Aurage, Roc de Cambes, Domaine de Cambes) et un jéroboam 5L de l'Emilien 2022 du Château Le Puy (355 €), fait pour les grandes tablées.

Un blanc de Bordeaux ? On oublie trop souvent que Bordeaux produit de grands blancs secs, présents dans les vins blancs de la sélection. La Réserve de la Famille blanc 2021 du Château Martet (52 €) en est une belle porte d'entrée. Pour les collectionneurs, le Domaine de Chevalier blanc 2005 et le Château Pape Clément blanc 2005 en Pessac-Léognan, ou le mythique Château Haut Brion blanc 2000, figurent parmi les plus grands blancs du vignoble.

Quels accords mets et vins avec un Bordeaux ?

Les rouges jeunes et fruités des Côtes (Castillon, Bourg, Sainte-Foy) accompagnent viandes grillées, magret de canard aux cerises, hachis parmentier généreux ou planche de charcuterie du Sud-Ouest.

Les rouges structurés à dominante Cabernet Sauvignon (Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe) demandent des plats plus riches : carré d'agneau rôti aux herbes, côte de bœuf maturée, gibier en sauce, fromages affinés à pâte dure comme un vieux Comté ou un Ossau-Iraty.

Les rouges de la rive droite (Saint-Émilion, Pomerol) à dominante Merlot, plus ronds et veloutés, font merveille sur un filet de bœuf en croûte, des champignons poêlés à la truffe ou un risotto aux cèpes.

Les blancs secs de Pessac-Léognan ou de Sainte-Foy se marient avec des crustacés (homard grillé, langoustines), poisson noble en sauce crémée, fromages de chèvre frais ou volaille rôtie aux agrumes.

Bordeaux rive gauche ou rive droite : que choisir ?

La réponse tient en une phrase : rive gauche pour la structure et la garde, rive droite pour la rondeur et le plaisir immédiat.

La rive gauche (Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe, Pessac-Léognan) est dominée par le Cabernet Sauvignon. Ses vins ont des tanins présents dans leur jeunesse, une charpente ferme, et un besoin de garde. Ils se dévoilent pleinement après cinq à dix ans, parfois plus. C'est le Bordeaux qu'on met en cave sans hésiter.

La rive droite (Saint-Émilion, Pomerol, Fronsac, Castillon, Bourg) est dominée par le Merlot. Ses vins sont plus ronds, plus veloutés, plus immédiatement séduisants. On peut les boire jeunes sans trahir leur potentiel, sachant qu'ils vieillissent aussi très bien sur les grandes appellations.

Bordeaux, c'est un demi-millénaire de savoir-faire et 60 appellations : autant de portes d'entrée à ouvrir bouteille par bouteille.

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